Et si on parlait de vos fantasmes ?

Il m’est venu l’idée il y a quelques semaines de parler de fantasmes. Un sujet intéressant plus d’un sur la toile tant il est intime d’en parler. J’ai réalisé un sondage qui a recueilli pas moins de 180 réponses en quelques jours. Il est parfois plus facile de se confier à un sondage anonyme et les quelques réponses libres en sont un joli témoignage.Avez-vous des fantasmes ? Je répondrais personnellement oui à la question, et le petit panel des personnes interrogées me l’a confirmé. Mais qu’entend-on vraiment par fantasme ? Qu’est-on vraiment prêts à accepter ? Faut-il réaliser ses fantasmes ?

Alors ? Bon ok, je vous aide. A commencer par la définition.

Fantasme. Prenons la définition du Larousse (ça changera de Wikipédia) : Nom masculin. Représentation imaginaire traduisant des désirs plus ou moins conscients, spécialement en psychanalyse, scénario de l’accomplissement du désir inconscient.

Le fantasme est une représentation imaginaire, une histoire ou un scénario imaginé qui a vocation à nous faire plaisir, pour susciter le plaisir sexuel. A noter que le fantasme n’est pas forcément quelque chose de sexuel (on a tous un jour rêvé de gagner au Loto et ça c’est un fantasme).

Comme le dit la définition, le fantasme peut être conscient ou inconscient. Lorsqu’il est conscient on l’appelle aussi rêverie sexuelle et c’est principalement de ce type de fantasme que je vais vous parler aujourd’hui.

Est-il normal d’avoir des fantasmes ?

 

Oui. Même si à peine 10% des personnes interrogées avouent qu’elles n’ont pas de fantasmes. C’est une manière pour chacun de s’évader, d’alimenter le désir, de faire travailler l’imaginaire. Dans un fantasme il n’y aucune limite, aucune censure, aucune morale. Vous êtes libres de penser et d’imaginer.

Faut-il dévoiler ses fantasmes à son/sa partenaire ?

 

Le fantasme est intime, il est personnel et peut être que votre partenaire ne l’accueillera pas aussi bien que vous le pensez.

Dans le sondage, 76,3% ont déjà dévoilé leurs fantasmes à leur partenaire. Pour les 23 % restant c’est davantage la peur du jugement et la honte qui justifient le silence.

Il n’y a pas de règle en la matière, il est important que vous soyez à l’aise avec vos choix de les dévoiler ou pas.

Si beaucoup avouent avoir déjà dévoilé leurs fantasmes à leur partenaire, ils ne sont que 59% à penser bien connaître ceux de l’autre. Comme quoi dans un couple, chacun a le droit à son jardin secret. Faut-il absolument tout savoir de l’autre ? Je ne pense pas, surtout avec des pensées aussi intimes que celles des fantasmes.

Pour savoir si votre partenaire est prêt à l’entendre, racontez lui ce fantasme sous forme d’histoire, sans lui dire que c’est votre fantasme. Observez sa réaction et poursuivez s’il est prêt à l’entendre.

Quels sont les fantasmes les plus répandus ?

 

Les fantasmes masculins les plus répandus sont le fait de faire l’amour avec un(e) inconnu(e), être pris par surprise pendant son sommeil, regarder deux femmes faire l’amour, et faire l’amour avec quelqu’un pour qui c’est la première fois ; quant aux femmes, (merci 50 nuances de Grey), c’est l’univers BDSM qui arrive en tête, avec une grosse majorité en position de soumise (67,4%).

Et le plan à trois dans tout ça ?

En matière de plan à trois, ils sont 39,3% à refuser catégoriquement cette pratique.

Les autres pencheraient davantage sur un plan avec 2 femmes et un homme (78%), 2 hommes une femme (59%) ou à hauteur de 29% pour un plan entièrement homosexuel (3 personnes du même sexe).

Les raisons ? Un besoin de découverte par rapport à son propre sexe. Tant qu’à réaliser ce genre de fantasme autant qu’il soit pour bousculer un peu les habitudes. Quant aux 59% qui préféreraient deux hommes et une femme, les réponses, majoritairement féminines, sont justifiées par le refus de partage et le sentiment de jalousie envers la personne du même sexe. Elles avouent d’ailleurs n’avoir jamais envisagé de réaliser ce fantasme pour cette même raison.

Faut-il réaliser ses fantasmes ?

J’aurais tendance à répondre non à cette question, comme 43% seulement des personnes qui y ont répondu par la négative.

Tous les fantasmes ne sont pas bons à réaliser, ni même tous réalisables. Pour des raisons pratiques, éthiques ou morales et même simplement liées aux limites que l’on s’impose dans son couple ou dans sa sexualité.

Réaliser un rêve c’est comme le rendre réel. On l’a idéalisé, on l’a imaginé, on a entretenu ce fantasme comme quelque chose d’incroyablement excitant dans des conditions sans limites et sans censure. La réalisation peut décevoir. Le fantasme n’est alors plus un fantasme, comme vidé de l’essence qui le rendait excitant.

Mais réaliser ses fantasmes même les plus anodins peut aussi ouvrir la porte à d’autres envies, d’autres pensées, d’autres imaginations. Ça peut être bon pour le couple, ou même simplement pour soi. Il n’y aura alors de limites que celles que l’on s’impose….

Article écrit par Magali

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