Le syndrome de la page blanche

Je me retrouve ici à écrire pour la première fois depuis plus de trois mois. Oui trois mois, c’est long. Mon blog est lui-même laissé à l’abandon. Et ce n’est pourtant pas l’envie qui me manque d’écrire. Je le fais d’ailleurs presque quotidiennement dans des carnets, des cahiers, un bout de papier, sur la table, sur ma peau… J’écris partout où je peux écrire. J’écris absolument tout et n’importe quoi. Mais cet article, cela fait un mois que je sais que je dois l’écrire et je me retrouve le dernier samedi soir avant sa parution devant cette page virtuelle et désespérément blanche.

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Que m’est-il donc arrivé pour que j’en arrive là ? Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à écrire sur le net à propos de tout et n’importe quoi comme j’ai pu le faire pendant des mois et des mois ? Je reste désormais quoi qu’il arrive comme tétanisée devant cette page blanche. Je n’arrive plus à trouver les mots pour dire ce que je ressens, pour donner mon avis. Je ne sais tout simplement plus faire ce que je faisais pourtant plutôt bien il y a encore quelques mois.

Je reste encore là à tenter de trouver les mots pour dire ce qu’il me passe par la tête, et tout ce qui me vient c’est que je n’arrive pas. Ou du moins que je n’arrive plus.

Habituellement, le syndrome de la page blanche concerne les auteurs. Mais là, je me suis dis que cela convenait parfaitement. Quelque part, je n’arrive plus à avancer dans ma propre histoire, à me dépatouiller d’une situation complexe que je suis en train de vivre. Et du coup, c’est ce syndrome de la page blanche que je vis. Celui de ma vie. Je ne peux plus trouver les mots pour m’exprimer car je ne suis déjà pas capable de hiérarchiser les différentes choses que je dois gérer dans ma vie. Je n’ai jamais réussi à agir par ordre de priorité car tout me semble avoir le même niveau d’importance. J’ai envie de tout régler en même temps. Et je sais que ce n’est pas la meilleure chose à faire. Mais procéder par étape, ça me semble tellement long, tellement fastidieux… Et je suis une véritable impatiente doublée d’une flippette qui va baisser les bras au moindre obstacle actuellement.

Je reste donc devant cette page blanche, encore à me demander pourquoi je veux m’acharner à écrire quelque chose alors que visiblement je n’en serais pas capable ? Le point positif, c’est qu’après ce blabla incompréhensible, la page n’est plus blanche. j’ai finalement réussi à écrire, mais à quel prix ? Je ne sais pas. Peut-être que tout me reviendra d’ici la prochaine fois.

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